« Il faut sauver ce pan d’histoire »
Voilà 17 ans, qu’un mur dit « des offrandes » alimenté jour et nuit de petits cadeaux de toutes sortes, intrigue... Qui l’alimente, pourquoi, comment est née l’idée de ces niches accrochées au mur de la prison, près de la Poterne de la Banasterie... Des riverains se battent pour la survie de cet « art urbain » qui pourrait disparaître prochainement...
D'ici quelques mois, le mur général de l'ancienne prison Sainte-Anne d'Avignon sera détruit... Que va devenir le mur des offrandes ?« à ce jour, aucune solution technique n'a été mise en place pour protéger le mur. On ne nous dit rien » précise Michel Benoît un des riverains très attaché à ce pan d'histoire locale. Plus qu'une histoire, de l'art urbain...
Pour gracier ce mur, il a proposé avec Françoise Dumon et Philippe Rabstejnek une exposition avec 80 photos de ce mur à l'Université d'Avignon, en novembre.
Lors de son inauguration il a proposé que chacun écrive personnellement au maire d'Avignon afin de l'alerter.
La légende
Ce groupe de niches recevant des offrandes sans cesse renouvelées daterait de 1994. « Un artiste plasticien, Marq Tardy passait par là. Des niches avaient été creusées dans les parpaings qui bouchaient une porte. Il eut l'idée d'y déposer un objet. Au fil du temps il s‘est rendu compte que ce mur s'était mis à vivre » explique Michel Benoît.
Qui dépose ici ces objets divers, ou cette nourriture, et qui les récupère ? On constate seulement que ça bouge d'un jour à l'autre.
La légende laisse entendre que des familles de prisonniers déposaient ici leurs offrandes païennes en réponse à celles de la chapelle de la Miséricorde toute proche...
Seulement voilà, le projet de réhabilitation de l'ancienne prison en Hôtel 5 étoiles prévoit la destruction totale de du mur. Les exposants aimeraient que ce témoignage du passé ne soit pas condamné. Alertée en 2010 par la mobilisation des habitants, Marie-Josée Roig, députée-maire, avait jugé alors « l'idée excellente » alors gageons qu'une solution soit trouvée.
« Il faut conserver et respecter ce petit espace ludique et inoffensif de notre vieille cité » écrit Viviane sur la pétition.
« Les témoignages du passé seront précieux pour ceux qui nous succéderons. Pensons y avant de démolir » signé Martine.
« La prison n'est plus mais le souvenir reste » signé Coline...
Annie Bosc
Infos : Tél : 04 86 81 99 22
Photos sur : http://avignon.midiblogs.com
" Voyager, est une parenthèse nécessaire "
Raviver la flamme de la Résistance
La " buena vista " d'Enriqué
Le bar place Saint-Lazare à Avignon n’est plus, c’est l’émotion
Les 4 jeunesses d'Alfred Persia
Colette Piette, l'ex-Claudette a des projets
Pas de commentaires pour l'instant
Laisser un commentaire
Ce commentaire sera validé par la rédaction avant sa mide en ligne. Tous propos injurieux diffamants et racistes seront bannis du site.