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10/11/2011 » Les 4 jeunesses d'Alfred Persia

Il est né à Avignon, et y a travaillé toute sa vie. Dans son atelier, sont passés Aznavour, Trenet, et tant d’autres. Il faut dire qu’Alfred Persia peint la Provence et le Vaucluse comme personne. Rencontre avec l’un des incontournables de la peinture figurative provençale.

Alfred Persia dans son atelier.

Dans quelques mois, il aura 4 fois vingt ans. Autant dire qu'il a gardé l'oeil et l'esprit vif. Alfred Persia vous accueille dans son bel atelier, attenant à une jolie maison du quartier St-Ruf.

Inspiration

« Je suis un lève-tôt, debout le matin à 5h. Après quoi je vais à l'atelier, où je reste travailler jusqu'à midi ». L'après-midi, juste après le repas, Alfred Persia part en balade, avec son appareil photo. « Un appareil argentique, je fais des diapositives ». Rien de tel pour le respect des couleurs. Car en effet, ces promenades sont en fait des quêtes. Alfred part à la recherche de ses futurs sujets.

« Une fois développées, je projette les diapositives sur un écran dans le fond de mon atelier. Et là, je peux commencer à peindre ». Ses sujets de prédilection ? « La Provence, d'abord. Si j'étais né en Normandie, j'aurais peint la Normandie, mais je suis né ici, alors...». Il y a aussi sa femme, Jacqueline, ou ses enfants. « mais ça, je ne le vends pas », affirme-t-il clairement.

Il peint beaucoup le Lubéron « où il y a des petits villages, tout au bout, complètement coupés du monde ». Mais il y a aussi Avignon, sa ville natale. Ces dernières années, il a réalisé plusieurs toiles sur le Festival Off, et sur l'ambiance si particulière qui régne dans les rues en juillet. « J'ai été intéressé par les affiches, et les taches de couleurs qu'elles forment. Je voulais même un moment réaliser une sorte de fresque, de 5 m de long ».

Couleurs fauves

Les taches de couleurs sont en quelque sorte le fil rouge de l'oeuvre du peintre. Celui qui n'a jamais voulu travailler que l'huile concède volontiers sa passion pour les impressionnistes et les fauves. A l'instar de ces derniers, Alfred Persia aime utiliser des couleurs vives et puissantes. Certains de ses paysages des années 70 utilisent même de larges aplats de couleurs, tels ceux d'Albert Marquet ou de Raoul Dufy. Avec par contre beaucoup plus de matière, dans un certain nombre de toiles. « J'ai commencé la peinture quand je bossais comme apprenti, à 14 ans, chez un restaurateur d'oeuvres d'art. Je travaillais au couteau ». De cette époque, il a gardé une toile, qu'il ne veut surtout pas vendre.

La puissance, la luminosité, et le côté instinctif de son travail lui ont permis de rencontrer un vrai beau succès. Et bien au delà de la Provence. Il a exposé en Suisse, en Hollande, a un marchand d'art à New-york et à Palm Beach. Parmi ses « clients », on compte l'Emir de Bahrein et l'actrice Elisabeth Taylor. Dans son album de photos, on peut le voir en compagnie d'une pléiade de vedettes, de Michel Drucker à Eddy Barclay.

L'ami Charles

Et puis il y a un nom, et surtout un visage qui revient régulièrement dans cet album. Celui de Charles Aznavour, qui a découvert son travail dans une galerie de Cannes, et qui depuis lui achète régulièrement des oeuvres. « C'est devenu un ami », commente Alfred, sans en faire toute une histoire.

Pour son ami Charles, Alfred Persia a même réalisé 21 toiles à partir de 21 de ses chansons. On voit ainsi « la Bohème » prendre corps, dans un atelier de peintre, bien entendu.

L'hiver arrive, mais Alfred Persia pour autant n'envisage pas une seule seconde de ralentir le rythme. Pensez-vous, il a 4 fois vingt ans : 4 fois la jeunesse !

Pierre Nicolas

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